Le ministre Amadou Coulibaly déguste le riz produit par l’USIFEM, l’unité féminine de transformation du riz de Diabo

Bouaké, le 17 avril 2022 (AIP)- La présidente de l’association « Diabo, ville émergente », Rebecca Yao, a plaidé samedi 16 avril 2022 auprès du ministre de la Communication, des Médias et de la Francophonie, Amadou Coulibaly, afin que le gouvernement puisse apporter un soutien multiforme à son organisation.

« Nous sommes dans une zone rurale où la principale source de production est la terre. Mais l’agriculture d’aujourd’hui n’est pas celle de 1960. Nous avons besoin d’incitations pour que les femmes puissent travailler efficacement. Nous avons besoin d’outils, de machines pour labourer le sol. Nous avons également besoin d’infrastructures de production, de formation et de soutien financier. Et c’est tout ce que nous demandons aux autorités de l’Etat », a-t-elle plaidé.

La présidente de l’association « Diabo, ville émergente » a indiqué que la visite du périmètre rizicole des femmes et de l’unité de transformation alimentaire (USIFEM) de Diabo en compagnie du ministre Amadou Coulibaly, visait à lui montrer ce qu’elles peuvent faire de leurs mains et en même temps solliciter le soutien de l’État pour leur permettre de « relever le défi de l’autonomisation économique des femmes et de la sécurité alimentaire ».

Rébecca Yao croit fermement qu’avec cet appui matériel et financier de l’État, son organisation, qui rassemble des femmes courageuses et entreprenantes, pourra relever le défi de l’autosuffisance alimentaire dans la région du Gbêkê.
« On parle beaucoup en ce moment de la hausse des prix sur les marchés. Mais cette inflation est due au manque de produits alimentaires. Ici, nous avons des terres, il pleut et nous avons un réservoir d’eau (barrage). Nous demandons juste quelques moyens pour pouvoir produire le plus possible pour devenir le grenier de la région du Gbêkê. Et ainsi, nous pouvons être ce levier de croissance qui peut servir de modèle pour les autres départements de la Côte d’Ivoire », a-t-elle soutenu.

L’invité de marque de l’association « Diabo, Ville émergente » a salué l’initiative prise par le président de cette organisation qui contribue à assurer l’autonomisation financière des femmes dans le département de Botro en les aidant non seulement à transformer leurs productions vivrières, en particulier le riz et le manioc, mais aussi à trouver des débouchés pour les commercialiser.

Tout en la félicitant pour son dynamisme, le ministre Amadou Coulibaly a exhorté Rebecca Yao à entrer en contact avec le prochain gouvernement en formation afin de bénéficier d’un soutien beaucoup plus important de sa part.

« Lorsque le nouveau gouvernement sera formé, il pourra s’appuyer sur toutes les structures qui existent au niveau du ministère de l’Agriculture ainsi que celui de la lutte contre la pauvreté ou encore du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant ainsi que le fonds FAFCI de la Première Dame Dominique Ouattara qui permet de financer des projets portés par des femmes », a-t-il indiqué.

Créée en 2018, l’association « Diabo, Ville Émergente » est un incubateur pour les femmes et les jeunes en milieu rural. Sa vision est d’agir pour la sécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes rurales.

Dans la mise en œuvre de cette vision, elle a déjà contribué à la création de 200 coopératives de femmes avec 3 300 membres dans le département de Botro qui couvre les sous-préfectures de Diabo, Languibonou et Botro. Son champ d’intervention est l’agriculture (noix de cajou, riz, manioc et autres cultures vivrières), l’artisanat et le commerce.

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